L’école du spectateur (3eA, 6eA et 6eC) : La Nuit où le jour s’est levé, une pièce de Sylvain Levey, Magali Mougel et Catherine Verlaguet, mise en scène par Olivier Letellier et interprétée par Clément Bertani, Jonathan Salmon et Théo Touvet.

dimanche 18 mars 2018
par  Mme RAMBAUX
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La nuit aux trois soleils
par Sarah, Maëlle, Ahmad et Valentin, avec la participation de leurs camarades de 6eC.

Le 27 janvier 2018, nous sommes allés voir La Nuit où le jour s’est levé à la Ferme de Bel Ebat. C’est un spectacle qui mélange le cirque et le théâtre et qui est inspiré d’une histoire vraie. Au début, Suzanne veut voyager : elle prend un caillou et le lance sur une carte… Il tombe sur le Brésil. Une fois arrivée là-bas, la jeune femme se perd dans le désert, trouve un couvent et toque à la porte. Une religieuse lui dit d’entrer, puis de tremper et d’essorer des linges pour un accouchement. L’enfant naît : c’est Tiago, mais sa mère ne veut pas le garder. Suzanne s’occupe alors de lui… Et ce n’est que le début !

Ce spectacle est plein de symboles : le titre est poétique, car le jour qui se lève, c’est la naissance de Tiago, la vie, le bébé, Suzanne qui ose être elle-même, l’espoir. Les objets, aussi, sont symboliques : il y a une roue-Cyr qui représente Tiago et qui est suspendue en l’air, au commissariat, quand Suzanne est séparée de lui. Cette roue symbolise aussi la liberté : à la fin du spectacle, l’artiste de cirque (le circassien) ne cesse de tourner parce que plus rien ne l’entrave. Sur scène, des modules en forme de vagues servent à faire un sofa pour Angelina (un des personnages), mais aussi une colline, des rochers ou une montagne. Il y a également une lampe-antenne, qui rappelle l’héritage de Gino, le frère de Suzanne : à chaque fois qu’on la voit, on pense à Gino car il s’en sert comme téléphone !

Il y avait également des jeux de lumière et de son. Par exemple, quand la femme accouche, comme elle accouche de nuit, la scène est dans l’obscurité, et la lumière n’éclaire plus que les mains des accoucheuses qui « dansent ». A la naissance de Tiago, on entend une berceuse brésilienne toute douce et très connue, qu’on réentend à la fin, quand tout se termine bien.

Les comédiens étaient habillés confortablement pour pouvoir bouger sur scène plus facilement et pour se fondre dans le public, au début du spectacle.

A la fin de la représentation, nous avons eu un petit temps pour échanger avec les artistes. Nous avons alors compris que dans ce spectacle, chacun pouvait imaginer Suzanne comme il le souhaitait : son image n’était pas imposée parce que c’était trois hommes qui faisaient Suzanne, et non une femme. Et de cette façon, ils parlaient aussi de l’égalité homme-femme. C’était une pièce émouvante, nous l’avons bien aimée !

Le trésor de Suzanne
par Mahé et Carmen, avec la participation de leurs camarades de 6eA.

Le 27 janvier 2018, la classe de 6eA est allée voir à la Ferme de Bel Ebat une pièce de théâtre qui se nomme La Nuit où le jour s’est levé. C’est l’histoire d’une jeune femme, Suzanne, qui était triste mais qui a vu le jour se lever…

Les trois comédiens et la roue Cyr : au début de la pièce, les comédiens apparaissent dans le public et à eux trois, ils jouent tous les personnages. Il y en a un qui fait de la roue Cyr, un agrès qui pèse treize kilos. Quand il y a un moment de suspense dans le spectacle, le comédien va très vite et quand c’est un moment d’amour, de joie, il effectue des mouvements très fluides.

Suzanne est entourée de nombreux autres personnages : le « moustique », c’est l’avocat courbé et nasillard de Suzanne qui est un ami d’Angelina, une femme qui a beaucoup d’argent ; il y a aussi le faux mari de Suzanne qui ne sait plus ce qu’il dit lorsqu’il raconte sa fausse histoire d’amour avec elle, et Gino, le frère de Suzanne, qui aime beaucoup les voitures ; il va chercher sa sœur en Espagne et la dépose à la frontière entre la France et l’Espagne.

Suzanne et le jeu des lumières… L’héroïne est sur le point de traverser la frontière dans l’obscurité. D’un coup, il y a des policiers qui interviennent avec des lumières fortes qu’ils braquent sur Suzanne.

La liberté de Suzanne : Suzanne voit le jour se lever parce qu’elle adopte Tiago, puis parce qu’elle retrouve son fils après l’avoir perdu, et enfin parce qu’elle passe la frontière entre la France et l’Espagne avec lui.

Pour conclure sur cette belle pièce de théâtre, Suzanne réussit à être heureuse avec son fils Tiago et son frère Gino…qui aime toujours les voitures.

Le cœur ou la loi
par Alizée, avec la participation de ses camarades de 3eA.

Le 27 janvier 2018, nous sommes allés voir La Nuit où le jour s’est levé à la Ferme de Bel Ebat : c’est un spectacle où théâtre et cirque se mêlent. D’une part, comme dans les cirques, il y a un acrobate qui fait des roues arrière et qui utilise une roue Cyr : par exemple, en appui sur un pied dans sa roue, il ressemble à un oiseau et donne une impression de joie et de légèreté ; ce symbole porte une partie du sens du spectacle, car l’artiste effectue ces figures au moment où Suzanne, la mère adoptive de Tiago, peut enfin avoir son enfant et être libre. D’autre part, la pièce a une dimension non seulement poétique, féérique, mais aussi clownesque : les trois comédiens miment ainsi les cahots du bus et, un peu plus tard, un avocat est représenté comme un moustique !

La Nuit où le jour s’est levé a aussi un engagement citoyen très fort. En effet, il est question d’une adoption difficile : alors que la mère biologique de Tiago ne veut pas de son enfant, Suzanne, une jeune femme qui visite le Brésil et qui a aidé à l’accouchement, va avoir beaucoup de mal à adopter le bébé et à revenir avec lui en France, parfois en ne respectant pas les lois… Les papiers nécessaires à l’adoption de Tiago devraient-ils être simplifiés ? Comment faire pour qu’une adoption soit plus simple ? Devrait-on modifier les lois ? Toutes les lois sont-elles justes ? Ce spectacle a une portée humaniste et, sans imposer de réponse, appelle chacun à réfléchir par lui-même.

Merci beaucoup aux artistes et à toute l’équipe de Bel Ebat de nous avoir aussi bien accueillis et d’avoir accepté que nous utilisions une de leurs photos pour le logo de notre article.